Présentation :

Pourquoi créer l’Institut français du tourisme ?
La mondialisation du tourisme s’accélère et le développement de la concurrence internationale rend la destination française plus vulnérable, ses positions plus fragiles.
Pour conforter notre attractivité et conserver, sinon développer, nos parts de marchés, nous devons en permanence adapter notre offre et améliorer sa promotion.
Le succès de cette stratégie repose notamment sur l’excellence professionnelle de l’ensemble des acteurs de ce secteur majeur de notre économie, en anticipant les besoins de demain et en innovant en matière de produits par un vaste effort de recherche et de formation.
La professionnalisation des métiers du tourisme doit concerner tant les emplois traditionnels que les nombreuses spécialités nouvelles répondant à la transformation profonde de la demande comme des équipements et des produits, sous l’effet des changements technologiques et culturels qui touchent le tourisme comme ses activités connexes.

A l’évidence, et bien que la France dispose d’une palette exceptionnelle de ressources et de clientèles, il n’existe pas en France de lieu de réflexion rassemblant tous les maillons de la chaîne de production touristique, ayant vocation à faire de la prospective appliquée à ce secteur d’activités, à en faire ressortir les conséquences qualitatives et quantitatives en matière de formation à tous niveaux, et enfin à valoriser les outils de formation mis en place, tant au plan national pour y attirer les jeunes, qu’au plan international.

C’est pour y remédier que différents partenaires de trois régions touristiques phares, Paris Seine et Marne, Nice Sophia-antipolis, Rhône Alpes Grenoble, ont émis le souhait de pallier cette faiblesse en imaginant de rassembler les principaux acteurs de ce secteur (collectivités locales, chambres consulaires et entreprises privées ou associatives, universités et établissements de formation, etc. ) pour réfléchir ensemble à la meilleure façon d’organiser une structure de concertation et de coordination collective, provisoirement appelée Institut français du Tourisme, qui favorisera l’excellence de notre pays en matière de recherche, d’innovation et de formation professionnelle dans les métiers du tourisme. A titre expérimental, et avec l’appui décisif de la CCI de Nice, elles ont donc créé une association de préfiguration de cet Institut.

Ce que sera l’Institut français du tourisme
Ce ne sera pas une structure administrative qui viendra se substituer aux institutions compétentes, et en particulier aux services de l’Etat, souvent dispersés, qui touchent à ce secteur. En revanche, celui-ci pourra bénéficier des travaux de l’Institut, auquel il pourra s’associer, pour définir sa stratégie dans ce volet essentiel de la politique de développement du tourisme.

Ce ne sera pas non plus un outil de formation de plus, ni un nouveau laboratoire de recherche. Mais son rôle sera à cet égard de fournir aux outils et laboratoires existants des données fiables leur permettant d’organiser leurs formations et leurs recherches de façon à satisfaire réellement les besoins des professionnels concernés.

Enfin, ce ne sera pas un organisme centralisé et décisionnaire, mais une structure coordinatrice d’un réseau de pôles d’excellence décentralisés géographiquement, éventuellement spécialisés selon leur vocation touristique locale, qui pourront procéder soit à des échanges d’expériences, soit à des mises en commun de recherches ou d’actions de formation.

Comment devra fonctionner l’Institut français du tourisme
Ce sera une structure légère, puisque l’essentiel de l’action se fera au sein d’un réseau de pôles visant l’excellence touristique, organisés à l’initiative de collectivités territoriales et associant entreprises, universités, organismes de recherche et de formation, acteurs consulaires et professionnels.

Son mode de travail sera décentralisé, souple et coopératif, favorisant les synergies et les complémentarités entre les partenaires afin de susciter réflexions, échanges, recherches prospectives et innovation d’utilité plus affirmée, formations appliquées satisfaisantes en quantité et qualité, et enfin actions de coopération internationales.

Pour cela il devra se doter de structures d’animation efficaces (comité scientifique et professionnel, réseau de veille et d’intelligence économique sur le tourisme ouvert sur l’international).

Sa mise en place sera pragmatique et ouverte
L’association de préfiguration spécialement constituée à cet effet autour des trois pôles fondateurs de Paris Seine et Marne (Ile-de-France), Grenoble (Rhône-Alpes) et Nice Sophia-Antipolis (Provence-Alpes Côte d’Azur) aura à préciser les objectifs évoqués ci-dessus et à définir les besoins auxquels devra répondre l’IFT, choisir sa forme juridique et rédiger ses statuts,et enfin chiffrer les moyens qui lui seront affectés, son budget et son financement. Une charte d’adhésion fixera les conditions d’élargissement du réseau au plan national et international, en liaison avec les pouvoirs publics.

Parallèlement, cette préfiguration comprendra un certain nombre d’expérimentations en matière de veille (observatoire des métiers), de recherche (bourses et colloques) et de formation (Desup) dans les pôles fondateurs.
Cette association qui vient d’être créée, rendra compte de ses travaux au premier Forum de Deauville, puis de ses conclusions définitives lors du prochain TopResa 2009. L’Institut devrait donc être opérationnel en 2010.

Son fonctionnement exigera transparence et ouverture
L’excellence dans les métiers du tourisme, qui est l’objet de la démarche constitutive des partenaires qui s’engagent dans cette initiative et qui animeront l’association de préfiguration puis l’Institut lui-même, entraînera aussi une exigence d’excellence dans le fonctionnement de l’Institut et de chaque pôle du réseau qui en sera le bras armé. Cela se traduira par exemple par une stricte procédure d’adhésion établie selon une charte comportant des critères transparents.

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